Intro

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Bienvenue sur mon blog, un de plus parmi tant d'autres. Il est la continuité et l'amélioration de mon ancien blog, bendoversmind.skyblog.com. Cet espace est pour moi un moyen d'exercer une de mes seules passions : l'écriture. Ici, je n'étalerais pas ma vie, aussi nulle soit-elle, je ne publierai pas de photos de moi par manque de narcissisme, et je me contenterai d'écrire. Ecrire sur ce qui me fait rêver, ce qui me fait gerber, sur mes passions, la musique avant tout : je parlerai ici de groupes que j'admire, à travers des articles rédigés par moi-même. Les photos en noir et blanc sont réservées aux groupes qui n'existent plus.

Tous les articles, poèmes et photos (si précisé) sont de moi, il n'y a aucun copié-collé, sinon je ne vois pas l'interêt de ce blog. Alors voilà, ces pages sont une plongée dans mon esprit, une thérapie, une passion, une façon de parler de ma vie sans pour autant y faire allusion... Bienvenue au plus profond de moi-même.

# Enviado em Segunda 02 Janeiro 2006 16:24

Modificado em Sábado 07 Julho 2007 10:43

Le punk

Le punk
Ma vie tourne un peu autour de cette musique, son mouvement, et ses idées : le punk. Le punk et tous ses dérivés, le punk, son histoire, ses icônes et ses traîtres.
Je l'ai découvert de façon bien misérable : sur MTV, devant un clip de Blink 182, comme tout gosse n'ayant pas encore d'esprit critique ni de culture musicale. Après m'être rendu compte que j'écoutais du pseudo-punk, du formaté, je suis peu à peu remonté dans le temps, cherchant toujours de nouvelles découvertes car je suis passionné de musique. Et ainsi j'ai découvert après plusieurs années le punk, le vrai, celui qui a marqué plusieurs générations et qui continuera. Les Sex Pistols, The Clash, les Ramones, jusqu'à Bad Religion et Minor Threat ou encore les Dead Kennedys et les Misfits un peu plus tard.
Le punk qu'est-ce que c'est ? C'est un état d'esprit, pas un patch qu'on pose naïvement sur son Eastpak. Un état d'esprit qui consiste à penser par soi-même, à rejeter le conformisme, mais aussi d'autres saloperies comme le racisme, le nazisme et le fascisme. Et avant tout, être libre. Le punk représente pour moi une unité, mais aussi l'individualisme (voilà ce que le punk a de contradictoire).

Ce mouvement a pris naissance aux alentours de 1976, en Angleterre, principalement à Londres et à Manchester, grâce aux influences de la scène rock américaine des années 60-70 (Television, Ramones, MC5, The Stooges...). Le gouvernement conservateur de l'époque laisse une génération dans le chaos, des jeunes qui ne connaissent que le chômage et la misère. Les Sex Pistols seront le premier groupe de la scène punk britannique, leur agressivité scénique et leur "No Future" scandé pendant leurs concerts influencera énormément de groupes : The Clash, les Buzzcocks, The Damned, etc...
La musique punk est agressive, rapide, le plus souvent hargneuse, et basique (les musiciens n'étant pas des virtuoses, voire même des débutants comme Sid Vicious qui ne savait pas jouer de basse en rejoignant les Sex Pistols).

Le punk aura connu son lot de leaders charismatiques ou d'icônes de jeunesse: on pense notamment à Sid Vicious (qui aura suivi à la lettre le leitmotiv punk, "Vivre vite,mourir jeune"), mais aussi à Joe Strummer de The Clash, décédé depuis peu, Joey Ramone (R.I.P.), John Lydon des Sex Pistols, et aussi Ian McKaye de Minor Threat et Jello Biafra des Dead Kennedys pour le punk outre-Atlantique.

Cette génération laissée dans l'ombre, ses idées et sa musique auront gagné les Etats-Unis, et, dans toute l'histoire du punk, des dérivés firent leurs apparitions :


- le punk hardcore : popularisé en partie par le mouvement straight edge des Etats-Unis des années 80 (voir article suivant), le punk hardcore amplifie le son agressif du punk (rythmes rapides, paroles éructées, répétition des accords basiques à la guitare). On pense directement à Minor Threat, aux Misfits, aux Dead Kennedys, à Circle Jerk, aux Bad Brains jusqu'à Refused ou même AFI plus récemment (beaucoup de groupes straight edge à partir de la moitié des années 80).


- la oï : née du mouvement skinhead des années 60-70 en Angleterre, la oï est caractérisée par un côté basique sans précédent, des paroles plus politisées et moins nihilistes, un son brouillon et des refrains accrocheurs (Sham 69, Cock Sparrer, Cockney Rejects etc...). Le style serait influencé par le premier album de The Clash. Pour certains, il s'agit du VRAI punk.


- le ska-punk : sans doute grâce à The Clash que ces deux styles peuvent cohabiter... maintenant dominée par des groupes comme Mad Caddies, Catch 22 ou Less Than Jake, cette fusion de deux genres pourtant bien différents musicalement met en avant la présence de cuivres sur une musique punk (la plupart du temps mélodique) pour un rendu généralement festif, ou marie simplement le son du punk avec la rythmique en contre-temps du ska.


- le street punk : le "punk de la rue" flirte très souvent avec la oï. La rythmique est plus hardcore, le chant est presque gueulé mais l'ensemble reste plus mélodique et agressif que de la oï (The Exploited, Rancid, Chaos UK, The Casualties, etc...).


- le punk mélodique : comme son nom l'indique, c'est du punk, mais plus travaillé qu'à l'origine. De très bons groupes comme Bad Religion, No Use For a Name, Propagandhi, Dag Nasty, et j'en passe, méritent l'étiquette punk. D'autres, exagérément mélodiques, comme Millencolin, ont contribué à cette étiquette agaçante qu'on pose sur de plus en plus de groupes par fainéantise: l'étiquette "skate-punk". A quand le VTT-core ?

- le pop-punk : le pop-punk est aujourd'hui très critiqué, et souvent mal perçu. Dans ce style très "tendance" actuellement, on peut regretter les créateurs de ce style (bizarrement méconnus des jeunes apprentis poseurs), comme les Descendents. Maintenant, mis à part quelques groupes comme New Found Glory, Lagwagon, The Ataris ou encore Rufio, ce genre de punk est mis en avant pour faire vendre. En effet, Sum 41 n'a rien à voir avec les Sex Pistols, tout comme Simple Plan n'a aucune ressemblance avec The Clash. Tout ça n'est rien que de la traîtrise, un autre plan manigancé par les majors : vendre, vendre, vendre... Ce style n'est donc qu'une étiquette bien axée marketing, à part les vrais groupes underground qui subsistent, le pop-punk d'aujourd'hui n'ayant fait que troquer les épingles à nourrice pour les skates dans l'esprit des jeunes... Bravo MTV.

- le horror punk : le horror-punk (à ne surtout pas confondre avec le psychobilly, proche au niveau des ambiances), est un style peu représenté, très underground, popularisé par les Misfits. La musique est tout ce qu'il y a de plus punk, ou punk hardcore, mais avec en plus le côté horrifique propre à ce style. Le horror punk privilégie les paroles basées sur l'humour noir, l'imagerie macabre, et un goût très prononcé pour les créatures étranges et la cryptozoologie, et autres ambiances Halloween. Parmi ces groupes, on peut noter Samhain, Blitzkid, Nasties, Nuke and The Living Dead ou encore Balzac (voir article page 3).


En conclusion, le punk n'est pas mort, il vivra toujours. Cet esprit arrogant et libertaire sera toujours là à travers les âges. Son image est malheureusement en déclin, mais après tout, j'emmerde MTV, et je me dis que les bons groupes sont derrière nous, ou alors dans les scènes underground et indépendante.
Je ne me revendique pas punk, je sais qu'il y'a énormément de déclinaisons de l'esprit punk, je pense que ce n'est pas à moi de juger si je le suis ou pas. Il est vrai qu'il y a des grandes différences entre un redskin et un straight edge ; entre le nihilisme, l'humanisme et la rébellion.
Dans le fond, y'a-t-il un règlement punk ? A part cracher sur ce que l'on nous impose, ne pas avoir de motivations lucratives (surtout dans la musique), donc par conséquent être indépendant et faire ce que la liberté nous offre, je ne vois pas... En tout cas le punk est ma passion, le punk est ma vie.

Et puis, comme le disait John Lydon, "Ceux qui se prétendent le plus punk sont ceux qui le sont le moins." ...

# Enviado em Terça 03 Janeiro 2006 16:27

Modificado em Sábado 07 Julho 2007 10:43

Le mouvement straight edge

Le mouvement straight edge
Voici le mouvement qui a énormément influencé ma philosophie de vie : le mouvement straight edge. Dans la tête de beaucoup de gens, punk rime avec excès. Le punk est alors devenu ce gros stéréotype du crêteux destroy accro au houblon. Et bien, pas du tout.

Petit récapitulatif : Le début des années 80, aux Etats-Unis. Tandis que l'Europe se remet peu à peu de la vague punk des années 70, l'Amérique l'accueille (après l'avoir envoyée à Londres à ses premiers balbutiements). La jeunesse américaine n'adopte pas forcément l'esprit "no future" et auto-destructeur des punks anglais. A Washington, de nombreux ados punks se mirent à refuser la drogue, l'alcool, et le nihilisme véhiculé par les clichés punks. Leur leitmotiv était : "I don't drink, I don't smoke, I don't fuck", comme si bien résumé dans la chanson culte Out of Step de Minor Threat. Pour qu'ils puissent rentrer dans les bars voir jouer leurs groupes favoris, on leur gravait un X sur le dos des mains pour qu'ils ne puissent pas commander d'alcool. Le symbole straight edge était né.

Cette philosophie a fondé la scène punk hardcore straight edge, popularisée par des groupes comme Bold, Gorilla Biscuits, Youth of Today, No For an Answer, et bien sur Minor Threat (et son leader Ian McKaye, figure emblématique du mouvement straight edge).
Les convictions staight edge sont établies selon une certaine hygiène de vie, dont voici les principales caractéristiques :


- refus de toute substance pouvant entraîner une dépendance corporelle : ainsi, les jeunes straight edgers ne fumaient pas et ne se droguaient pas. Cette règle sera interprétée par certains de manière encore plus extrème, refusant le sucre et le café.

- végétarisme (voire même végétalisme et/ou véganisme : cette conviction n'est pas la plus répandue, mais elle tourne toujours autour d'un respect des animaux et de la nature)

- refus de l'alcool : tout comme la drogue et le tabac, les straight edgers sont pour la plupart sobres, et combattent contre l'alcoolisme.

- refus du sexe sans sentiments


Mais tout ça n'est pas un ensemble de règles établies à adopter : le straight edge, chacun le suit à sa manière, chacun se fixe ses propres limites. A cela s'ajoutent aussi généralement un combat contre le racisme, le capitalisme et la morale religieuse.

Moi-même, j'ai arrêté de boire, je suis végétarien, je ne fume pas, je ne me drogue pas... mais est-ce que pour autant on doit se revendiquer straight ? Je ne sais pas.

La force de cette génération était son unité. Mais après son apogée en 1988, c'était aux jeunes Européens de se foutre des X sur les mains. Une importante scène straight edge apparaît alors, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique. Malheureusement, la France reste le pays le moins concerné par le culture sXe.

La définition du straight edge reste quand même assez vague, en raison des divergences de certains sur les convictions revendiquées par le mouvement :

"Définir sommairement le straight-edge s'avère impossible, tout simplement parce qu'il ne s'agit pas d'un ensemble de lois codifiées de règles strictes, mais d'un choix personnel ce qui implique une certaine souplesse, une grande diversité : Chaque straight a des conceptions qui lui sont propres, sa propre vision des choses. La base du straight-edge est toutefois de ne pas avoir de comportements violents, primaires et aucun usage de produits dégradants." (Fred Jaulin)

Son déclin a sonné au début des années 90, notamment en raison de la répétitivité de la musique punk hardcore. Le hardcore new school est apparu, et dès lors, de nouveaux groupes prennent la relève : Vitamin X, Earth Crisis...
Le straight edge n'est pas un mode de vie extrème appliqué par une secte ou un code religieux, contrairement à ce que certains pourraient penser. Cette idéologie a malheureusement abouti dans les années 90 au hardline, son dérivé extrème prônant l'homophobie, ou encore la chastêté avant le mariage; ce qui n'a plus rien à voir avec le straight edge (il est important de ne pas faire d'amalgame entre straight edge et hardline, alors que le sXe a été assimilé au Klu Klux Klan par les médias).

Je crois personnellement au straight edge, que tout le monde peut appliquer selon ses choix, juste en prenant les bonnes décisions, et en réfléchissant.

# Enviado em Quarta 04 Janeiro 2006 07:25

Modificado em Sábado 07 Julho 2007 10:43

L'emo

L'emo
L'emo est une musique qui a changé ma vie, au même titre que le punk (son origine), et qui mérite donc une place ici. Souvent critiqué, rarement reconnu à sa juste valeur, l'emo est une musique malheureusement trop méconnue et le sujet de tous les clichés les plus ridicules et mensongers possibles.

Nous sommes en 1983. Le mouvement punk hardcore et straight edge des Etats-Unis est en pleine effervescence, et Minor Threat, le groupe porte-étendard de cette scène emmené par Ian McKaye, n'est plus. A ce moment là, un groupe de punk originaire du Minnesota, Hüsker Dü, commence à alterner l'énergie punk hardcore avec une sensibilité plus pop. C'est alors l'apparition de l'emo : les paroles deviennent introspectives, et les mélodies beaucoup plus travaillées. Même si ce groupe est l'instigateur du style, il faudra attendre la sortie d'End On End de Rites of Spring en 1985 pour qu'un groupe reçoive l'étiquette "emo-core" (emotional-core).

Dès lors, une scène underground va apparaître aux Etats-Unis, principalement sur la côte Est, de groupes qui vont chercher à ralentir la rythmique hargneuse du punk hardcore et à développer des textes plus profonds, plus recherchés et mettant en avant une sensibilité.

Ian McKaye, lui, crée Fugazi en 1987, une formation expérimentale aux côtés de Guy Picciotto et de Brendan Canty, tous deux issus de Rites of Spring.
Avec entre autres l'influence de Fugazi, de nombreux groupes vont apparaître vers la fin des années 80 aux Etats-Unis. Une deuxième vague d'emo vient d'être créée : des guitares encore plus mélodiques, l'apparition d'arpèges mélancoliques, et surtout les paroles tristes d'un chant souvent aérien et plaintif.
Les textes, quant à eux, évoquent essentiellement le mal-être, l'identité, et bien sur l'amour, de manière très éloignée des clichés actuels qu'on rapporte à l'emo (ruptures tragiques, etc...).

Tout comme le punk, l'emo est subdivisé en plusieurs dérivés, soit simplement grâce à des métissages musicaux, soit avec une évolution au cours de l'histoire :


- l'emo : la première vague d'emo (alors appelée emo-core, à ne surtout pas confondre avec sa déclinaison hardcore), est très proche du punk, emmenée par Hüsker Dü, Rites of Spring, et toute une scène underground, encore plus indépendante que le punk, avec des groupes très talentueux tels que Moss Icon, et quelques années plus tard Fugazi, qui se démarque musicalement et qui va ouvrir une porte vers la deuxième génération de l'emo.

- l'emo (seconde vague) : les groupes les plus importants et les plus influents de ce renouveau de l'emo sont Sunny Day Real Estate, à qui l'on doit le merveilleux Diary, Mineral et son EndSerenading, Jawbreaker, Senses Field (à ne surtout pas confondre avec Senses Fail) ou encore Texas Is The Reason.

- l'emo-pop : de l'emo radouci, plus léger. Des groupes comme Jimmy Eat World, Dashboard Confessional, The Get Up Kids ou Saves The Day pratiquent une musique plus accessible, moins noisy, et malheureusement beaucoup moins underground que leurs prédecesseurs. La plupart de ces groupes flirtent avec la power-pop, et, à mon goût, ont acquéri une audiance beaucoup trop mainstream, et se répètent trop, presque jusqu'à viser un public "teenage" pour certains.

- l'emocore : cette appellation est différente de l'emotional-core, première véritable identité de l'emo. Ici, il est question d'un mélange entre de l'emo et d'une forme de hardcore (que ce soit le hardcore old school, new school, le metalcore, etc...). Parfois expérimental (At The Drive-In), ou s'appuyant sur le contraste entre la violence et le calme (Thursday, Grade), l'emocore peut aussi bien s'allier avec la pop (The Used) qu'avec le metal (Glassjaw, Thrice, Funeral For a Friend, etc...).

- le screamo : le screamo se fonde sur l'expression des sentiments de la manière la plus sincère et brute possible, en privilégiant un chant hurlé plutôt qu'aérien. Une formation comme Funeral Dinner en est le parfait exemple. Contrairement à l'emocore, les groupes de screamo se veulent indépendants, proches d'une éthique punk, comme aux origines de l'emo.
A noter : les scènes underground screamo produisent de très bons groupes dans le monde entier, et le screamo ne comporte pas obligatoirement de chant anglais, contrairement à l'emo. En France, on peut constater que notre langue fonctionne très bien avec le screamo, à l'écoute de groupes géniaux comme Mihai Edrisch, Daïtro, ou The Cold Within.


L'emo est souvent critiqué à cause de bon nombre de poseurs voulant se donner une image de merde. Il est souvent décrit comme une musique insipide de pleurnichards tout de noir vêtus. Ce cliché de l"emo boy", de plus en plus présent dans les mentalités, me fait à la fois rire et enrager. Je ne calcule même plus le nombre d'incultes s'inventant un look "emo" après avoir écouté le dernier My Chemical Romance.
Le look emo n'existe pas, il n'a absolument rien à voir avec cette nouvelle mode de l'eye-liner, de la mèche, des t-shirts rose taille 12 ans et des Vans à damiers (à vérifier auprès des fans de groupes comme From First To Last, privilégiant les fringues à la musique).

Je dirais que l'emo est une musique qui, comme le punk, se doit de rester underground, ou du moins un minimum (ce n'est malheureusement plus trop le cas, le terme emo étant souvent employé à tort par les maisons de disques ou les groupes pour faire vendre, ou assimilé à cette mode vestimentaire ridicule, qui n'a rien à voir avec ses origines). Le danger, c'est de qualifier d'emo toute musique dégageant de fortes émotions. Car après tout, toute musique est émotionnelle. L'emo aurait davantage dû s'appeler "emo-punk", car pour moi, l'étiquette emo désigne uniquement une musique créée sur les cendres du punk hardcore, plus torturée, plus passionnée, avec la dose de mélancolie qu'on ne pouvait trouver avec.

En conclusion, l'appellation emo est uniquement réservée à la musique, car il n'existe pas de mouvement culturel rattaché à cette scène, contrairement au punk. Ainsi, on peut parler d'un "punk", mais sûrement pas d'un "emo". Les "emos" n'existent pas, n'existeront jamais. Il existe surtout des groupes cultes, comme Mineral, Hüsker Dü, Fugazi, Rites of Spring, Thursday ou Sunny Day Real Estate, qui, malgré le phénomène pseudo-emo qui prend une ampleur préoccupante, ne seront jamais oubliés, et l'emo restera une musique à part entière.

# Enviado em Quinta 05 Janeiro 2006 06:43

Modificado em Sexta 20 Outubro 2006 08:56

I Wanna Be a Pumpkin

Comme certains auront pu le remarquer, je suis fasciné par bon nombre de créatures dites "fantastiques", mais parmi celles-ci, c'est la citrouille qui m'attire le plus. Pas le fruit en lui-même, mais plutôt l'image qu'elle renvoie, associée à tout son folklore et à un univers bien particulier.

En effet, la citrouille est (trop) souvent rattachée à Halloween, et à son ambiance à part entière. Elle est un symbole d'Halloween car c'est elle qui, une fois sculptée tel un visage grimaçant, éloigne les mauvais esprits. Ce sont les Américains qui sont à l'origine de cette tradition, alors que la version irlandaise existait déjà avant la colonisation des Etats-Unis, mais cette fois, avec un navet.

Pourquoi cette fascination pour les citrouilles ? Tout simplement parce que leur rictus malsain me fait penser que la Mort n'est pas si loin, et qu'il faut profiter de notre existence. La citrouille est également orange, ma couleur préférée. Ce teint si spécial forme un parfait contraste avec le noir d'une imagerie qui m'émerveille (le orange étant à mon goût, la couleur la plus éloignée du noir, mais aussi une couleur qui me rappelle que nous devons profiter de la vie, avant que la vie ne profite de nous). Cet univers si spécial dans lequel on retrouve à la fois zombies, épouvantails, et autres personnages à la fois grotesques et étranges, me résume totalement. Car j'ai peur de la Mort, j'ai peur de la vie. La citrouille symbolise bien tout ces contradictions intérieures. Elle reflète mon caractère, mes peurs, mon humour noir, ma vision de la vie... la citrouille est pour moi une manifestation de ma peur de mourir, mais aussi de ma façon de me rire de la Mort.
I Wanna Be a Pumpkin

# Enviado em Quinta 12 Janeiro 2006 12:30

Modificado em Sábado 07 Julho 2007 05:06